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7 conseils pour survivre à son voyage en Écosse
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Écosse

7 conseils pour survivre à son voyage en Écosse

Voyage en Ecosse

Puisqu’un touriste averti en vaut deux, voici mes conseils pour découvrir le beau pays des chardons, et ce en toute sérénité. Vous vous demandez quoi prendre dans votre valise pour ce voyage en Écosse, quand placer le fameux Aye dans une discussion, ou encore si vous pourrez échapper aux midges et au haggis ? Alors ce guide de survie en Écosse est là pour vous. Cadeau d’une ancienne expat’ !

La météo écossaise : et s’il pleut ?

Déjà, mettons nous bien d’accord sur les termes, la question n’est pas vraiment « si il pleut », mais plutôt « quand il pleut ». Car, à moins d’une chance inouïe, il pleuvra pendant votre voyage en Écosse. Même en été ? Eh oui, même en été.

Attaquons-nous donc à ce sujet épineux en rappelant un fameux dicton : en Écosse, les quatre saisons ce n’est pas dans l’année, mais sur la journée. Et c’est bien là l’essentiel à retenir. Car, en effet, s’il pleut souvent, il ne pleut pourtant pas beaucoup. Je m’explique avec un exemple concret : sur une année, il pleut davantage à Nice qu’à Édimbourg. Ça ne vient pas de moi, mais de la science. De quoi clouer le bec au cliché !

En Écosse, le ciel change en permanence, et ce, tout au long de l’année. C’est ce qui fait son charme et ses paysages verdoyants. Sur place, même si la météo imprévisible est bien LE sujet de toutes les conversations, il n’empêche que les locaux sont habitués à ce caractère changeant. D’ailleurs, si vous croisez quelqu’un en k-way, c’est probablement un compère touriste. Les écossais sont en tee-shirts.

Donc, pour répondre à la question, lorsqu’il pleut, attendez que ça passe ! Et si vraiment la pluie s’installe, faites comme tout le monde, et continuez votre programme. La pluie fait partie du paysage écossais. N’avoir que du beau temps en Écosse, ce serait comme visiter l’Espagne sous la neige (un jour je vous raconterai mon séjour en avril à Madrid 😉 ).

Derniers détails : sachez que les précipitations sont moindres en mai et juin, et épargnent davantage la côte est que la côte ouest. Et enfin, si l’on en croit les rumeurs, la médaille d’or de la ville la plus ensoleillée reviendrait à… Dundee !

Conduire en Écosse : l’inverse, mais en pire

Eh oui ! En Écosse, comme dans l’ensemble du Royaume-Uni et bien d’autres pays, on roule à gauche. Par conséquence, si vous louez une voiture, le volant sera à droite, ce qui veut dire que vous passerez les vitesses de la main gauche mais dans le même sens que d’habitude, que vous prendrez les ronds-points à l’envers et doublerez par la droite. Easy.

Pour vos débuts, limitez votre vitesse (surtout au moment de croiser un autre véhicule) car le positionnement sur la route vous posera peut-être quelques difficultés, et laissez vous guider par les autres automobilistes. Il parait qu’on s’y fait vite…

Laissons un instant de côté la conduite à gauche. Car il faut aussi mentionner les routes chaotiques des Highlands, si étroites que, bien souvent, il n’y a qu’une voie. « Mais comment on se croise ?! » demande le touriste français. De temps en temps, une petite aire sur le côté permet de laisser passer les véhicules en face (ingénieux, non ? Presque autant que les routes à deux voies…). Si vous empruntez ces routes, en dehors des axes principaux, sachez que cela peut considérablement rallonger vos temps de trajet (réalité vs Google Maps).

Bon, sinon, vous pouvez aussi visiter l’Écosse en transports en commun. Vous n’aurez pas à vous soucier de tout ça, vous ferez de fabuleuses rencontres, et la planète vous remerciera. 😉

L’accent écossais : apprendre à l’aimer

En Écosse, se débrouiller en anglais ne suffit pas, pour la simple et bonne raison que, parfois, ce n’est tout simplement pas de l’anglais. Trois langues se mélangent dans les discussions écossaises : l’anglais (majoritaire), le scot et le gaélique (1% de la population, principalement dans les Hébrides extérieures).

La principale difficulté, pour le touriste français, provient du mélange entre l’anglais et le scot. En effet, de la même façon que les Français nordistes insèrent des expressions en flamand dans leurs phrases, ou que les habitants de l’Alsace chipent des mots aux Allemands, les Écossais piochent dans le scot. Alors, certes, le touriste français patauge, mais cela fait la richesse des sonorités qui caractérisent la langue écossaise. Voici quelques exemples à retenir pour s’en sortir :

  • Aye : oui (jusque là, ça va !)
  • Lassie/lass et lad : fille et garçon
  • Bonnie : beau, belle, magnifique
  • Loch, glen, ben : lac, vallée, montagne (surtout pratique pour lire une carte et différencier Ben Nevis de Glen Nevis)
  • Highland coo : vache des Highlands
  • Neeps and tatties : des navets et des pommes de terre, souvent en accompagnement du haggis
  • A wee dram : un petit verre de whisky, à associer avec Slàinte! : à la vôtre !
  • Wheesht : chut, si vous entendez ça dans un musée, c’est le moment de vous taire.

Enfin, l’influence du scot a aussi une répercussion (audible) sur l’accent des Écossais. Bien loin de l’anglais lisse que l’on enseigne dans les écoles de France, ici, les syllabes se raccourcissent (voire disparaissent), et les « r » sont presque aussi roulés qu’en espagnol. Ce serait comme comparer les accents de Paris, Québec, Marseille et Dunkerque. Tous parlent français, mais on imagine bien qu’un non-francophone peut en douter.

Si, malgré tout, vous ne comprenez vraiment rien pendant votre voyage en Écosse : soyez respectueux, souriez, parlez avec les mains, écrivez et faites des dessins. Vous verrez, tout se passera bien ! (Et puis, de toute façon, après une soirée au pub, tout le monde parle la même langue.)

Manger du haggis : une drôle d’affaire

Quiconque part en voyage en Écosse s’entend dire « tu vas manger du haggis ?! », sur un ton à la fois curieux et horrifié. Je ne vous cacherai pas que la liste des ingrédients traditionnels peut vous rebuter : des poumons, cœurs et foies de brebis, broyés, cuisinés avec de l’avoine et des épices, puis enveloppés dans de la panse de brebis. Miaaam ! (Certains végétariens et vegans viennent peut-être de faire un AVC, je m’en excuse…)

En réalité, alors que je mange peu de viande, j’ai adoré. Aujourd’hui, beaucoup de restaurants servent le haggis sans la panse (ce qui rend l’ensemble un peu plus appétissant). Et puis, une fois broyés et mélangés à l’avoine, les abats sont presque invisibles. Ajoutez à cela les épices, et l’ensemble n’a même plus le goût de viande. Il suffit donc juste de ne pas penser à ce qu’il y a dedans. Bon, je sais, facile à dire.

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, sachez qu’il existe désormais une variante végétarienne au haggis. On la trouve beaucoup dans les restaurants d’Édimbourg, dans les grandes villes comme Glasgow, Aberdeen et Inverness aussi, ou lors des évènements touristiques à travers le pays.

La date à retenir, pour celles et ceux qui tomberaient amoureux du haggis, c’est le 25 janvier, qui voit les Écossais célébrer leur héritage culturel à l’occasion de Burns Night. Ce soir là, ils s’unissent autour de l’anniversaire du poète Robert Burns, boivent du whisky, chantent, dansent… et mangent du haggis. L’une des plus belles fêtes écossaises.

Les midges : fléau des Highlands

Ma définition des midges ? Des moucherons voraces et assoiffés de sang, sortes de micro-vampires écossais qui me feraient douter de mon engagement pour la biodiversité. Ils ne piquent pas, ils mordent !

En effet, les midges peuvent vous mener la vie dure si vous vous aventurez dans les Highlands, en particulier au bord des points d’eau douce (ça tombe bien, selon Wikipédia, on compte plus de 30 000 lochs et lochans en Écosse !). Comme les vampires, ils ont leurs heures de chasse. La pire période, c’est à l’aube et au crépuscule. Vous serez donc leur petit-déjeuner, puis leur dîner. Pour vous organiser, il existe un outil de prévision : le Scottish Midges Forecast.

La meilleure façon pour ne pas laisser ces bestioles sanguinaires gâcher votre voyage en Écosse, c’est encore de les éviter. Sachez que les mois à midges sont aussi les mois à touristes : de mai à septembre. Donc la tente auprès du lac au mois de juillet ? On oublie. Privilégiez les zones où le vent souffle, en altitude ou auprès des côtes, car la moindre brise les dérange. Si jamais vous apercevez au loin un essaim de ces fichus midges, ne restez pas plantés là : fuyez, pauvres fous !

Et si vraiment vous ne pouvez résister à ce coucher de soleil sur le loch le plus proche (je pense aux amis photographes), prévoyez le répulsif ET les filets de protection. On n’est jamais trop prudents avec ces bêtes-là.

Porter le kilt : obligatoire ?

Ha ha. J’aimerais beaucoup vous dire oui, mais non.

Ce qui ne veut pas dire que vous ne croiserez pas d’Écossais en kilts, notamment pour un mariage ou une fête importante (cela inclut les matchs de rugby et les Highland Games). Sachez cependant que la question du « tu crois qu’il porte quelque chose dessous ? » est souvent fort mal reçue. Abstenez-vous. Au mieux, on risque de vous répondre que oui, sous ce kilt se trouve l’avenir de l’Écosse. Une façon humoristique (et tout à fait écossaise) d’esquiver le sujet.

La valise : préparer son voyage en Écosse

À moins d’avoir vécu dans une grotte ces dernières années, vous aurez certainement entendu parler du Brexit. Cet évènement a eu des conséquences sur les conditions d’entrée en Écosse pour les voyageurs. Désormais, il faudra vous munir d’un passeport valide pour effectuer votre voyage, la carte d’identité n’étant plus suffisante depuis octobre 2021.

L’adaptateur ! Le voltage et la fréquence sont les mêmes qu’en France, mais la prise de courant est différente (Type G).

Question vestimentaire, adoptez la technique de l’oignon ! L’idée n’est pas révolutionnaire, mais elle a fait ses preuves à chaque voyage en Écosse. Vous passerez votre temps à vous habiller et vous déshabiller, vous porterez un gros sac à dos sur vos épaules tout la journée, mais vous serez parés à toute épreuve climatique.

Du waterproof. Et encore du waterproof. Vestes, chaussures, sac à dos, optez pour l’imperméable. Toujours. Ça, c’est pour la partie « automne-hiver » de votre journée. Mais quand l’heure suivante ressemblera à l’été (tout est relatif, ne nous emballons pas), vous serez tout de même contents d’avoir emporté la crème solaire et la casquette.

On pensera aussi aux bonnes chaussures de marche (waterproof, donc) pour arpenter les sentiers de randonnée. Alors, certes, les Highlands, ce n’est pas les Alpes en matière d’altitude et de grimpette. Néanmoins, l’Écosse est une grande spécialiste des sentiers boueux et escarpés (les paysages époustouflants, ça se mérite !). Donc munissez-vous du matériel de marche adéquat.

Certains sites conseillent de partir avec un anti-moustique pour combattre les midges : ne les écoutez pas ! Si besoin, achetez un répulsif sur place. Déjà, parce que les midges ne sont pas des moustiques (argument imparable), et ensuite parce que les Écossais sont mieux placés que les Français pour vous conseiller sur ce type de produits. Sinon, les filets de protection sont certainement les plus efficaces, et les moins nocifs pour toutes les espèces qui ne sont pas des midges.

Enfin, dernier conseil de cet article, n’oubliez pas le remède contre la gueule de bois. Le whisky, ça tape. Slàinte!

6 commentaires

  1. Un très bon article avec un pointe d’humour, parfait combo pour démarrer la journée 🙂 (et je valide tous les points !)

    1. Je dois avouer que, de mon côté, je me suis aussi bien amusée à l’écrire. Donc tant mieux si ça t’a plu !

  2. Excellent article, merci pour toutes ses informations, et tu m’as bien fait rire 😂 je ne savais pas pour les midges, ça me permets d’éviter une certaine période pour mon voyage que j’espère prochain 😍 Et pour le temps je suis vraiment curieuse, je n’ai quasi jamais eu de pluie à Londres, mais je sais que ce n’est pas la même chose. Défi relevé, cependant !

    1. Aha ! Pour la pluie, moi aussi je suis curieuse de savoir si tu te faufileras entre les gouttes 😉

  3. J’adore! Et je garde précieusement ces conseils pour le jour où j’irai en Ecosse. Et, vu mon niveau en anglais, j’aurais une bonne excuse pour ne rien comprendre à ce qu’ils disent😂

  4. J’adore votre article plein d’humour 😂

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