Volkswagen Blues, Jacques Poulin

« En compagnie d’une jeune métisse surnommée la Grande Sauterelle, un écrivain part à la recherche de son frère Théo dont il est sans nouvelles depuis plusieurs années. Amorcé à Gaspé, au Québec, son voyage le conduira jusqu’à San Fransisco, non sans un détour du côté de l’Amérique profonde, par la route des pionniers.

Volkswagen Blues est un road novel où l’on croise les fantômes de quelques “clochards célestes”. Si l’Amérique s’est construite dans la violence, Jack et la Grande Sauterelle récusent cet héritage et aspirent à la paix. C’est aussi un roman d’amour émouvant et feutré, tout en retenue, où domine – comme dans la conquête de l’Ouest – la soif de la liberté. »

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Road movie

Ce terme m’avait beaucoup intriguée. Pourquoi parler d’un livre comme d’un film ? Et bien, maintenant je peux vous confirmer que c’est exactement le terme à employer. Tout au long du récit, on voit les paysages grandioses traversés par ces deux personnages, on entend même la bande son par le biais de leur radio. Va donc pour le terme road movie ! Pour les plus littéraires d’entre nous, l’histoire vous fera certainement penser à l’immense ouvrage de Jack Kerouak « Sur la route ». D’ailleurs, ce livre est mentionné plusieurs fois dans Volkswagen Blues, de même que d’autres écrivains célèbres comme Ernest Hemingway.

Volkswagen Blues cache également une belle leçon d’Histoire. En suivant la route des pionniers, on explore des thèmes tragiques comme les massacres des populations amérindiennes ou encore l’extermination des bisons. Les paroles de la Grande Sauterelle, ses contradictions avec le point de vue de Jack, sont alors essentielles, exposant les cicatrices fragiles laissées par l’Histoire sur le peuple amérindien.

Mais si le voyage et l’Histoire américaine sont les thèmes principaux de ce livre, l’introspection vient juste derrière. En avalant les kilomètres, Jack et la Grande Sauterelle découvrent les combats intérieurs menés par l’autre. C’est ainsi qu’on navigue dans des thèmes connus mais néanmoins essentiels, comme la quête d’identité, surtout chez les jeunes métisses. En bref, j’ai appris bien plus de choses que je ne l’aurais cru !

Enfin, à propos du style d’écriture, chez Jacques Poulin, on fait simple : plutôt minimaliste, sans fioritures inutiles, droit à l’essentiel. Mais tellement efficace ! Et puis, si vous vous attachez à ces personnages, sachez que Jaques Poulin aime beaucoup les faire revivre dans d’autres livres, bien que chaque ouvrage soit indépendant. Vous pourrez ainsi découvrir d’autres morceaux des vies de Théo, Jack et la Grande Sauterelle.

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